La Boîte à bouffe est un bel exemple de travail en collaboration sans qui le projet n’aurait jamais vu le jour! En partenariat avec l’Alliance, le Centre communautaire loisir Sherbrooke et Commun’Action ont mis sur pied un projet en complémentarité avec les autres services offerts dans le quartier Ste-Jeanne d’Arc en lien avec la sécurité alimentaire.

C’est en allant visiter l’Accorderie, un groupe d’achats qui œuvre dans l’est de la ville de Sherbrooke, que Nathalie Bouchard, directrice générale du Centre communautaire loisir Sherbrooke, et Jacques Cadieux, président du C.A. de Commun’Action Ste-Jeanne d’Arc, ont eu l’idée de mettre sur pied la Boîte à bouffe, une formation culinaire gratuite déclinée en quatre ateliers, avec, comme point de départ, la question suivante : Comment pouvait-on offrir aux résidents du quartier un service complémentaire à ce qui est déjà offert? Ils souhaitaient s’impliquer davantage dans la communauté et ouvrir les portes du Centre communautaire loisir Sherbrooke à la population, tout en offrant un service qui soit cohérent avec les efforts déjà mis en place pour favoriser la sécurité alimentaire dans le quartier Ste-Jeanne d’Arc.

C’est à ce moment que Rachel Quirion, adjointe à la direction au Centre communautaire loisir Sherbrooke, et Marie-Pier Baril, agente de développement en sécurité alimentaire pour l’initiative sherbrookoise en développement des communautés (ISDC), sont entrées en scène pour concrétiser le mandat et la vision d’un tel projet :

« On s’est posé beaucoup de questions avant de lancer la Boîte à bouffe. De quoi est-ce que les gens ont réellement besoin? Et l’angle qu’on a priorisé, c’est de prévenir plutôt que guérir! Avec la Boîte à bouffe, on voulait donner une occasion aux gens qui n’ont pas nécessairement les moyens de suivre des cours de cuisine d’avoir accès à une formation de qualité avec des trucs pratiques qu’ils peuvent appliquer dans leur vie de tous les jours: astuces pour économiser, comment faire de bons choix alimentaires, défaire des mythes reliés à l’alimentation, départager le vrai du faux, la planification de menus, etc. », raconte Rachel Quirion.

Un projet qui se poursuit

La première session ayant eu lieu de mars à mai dernier, la Boîte à bouffe a tout de suite reçu une excellente réponse de la part de la quinzaine de participants, à un point tel que les deux investigatrices du projet travaillent déjà à planifier la suite :

« La réponse est excellente; les gens sont curieux, intéressés, contents! Cet été, on souhaite organiser quatre ou cinq autres cours avec des sessions de jardinage ou d’initiation à la culture de légumes et de fines herbes sur balcon, par exemple, et mettre en place un marché fermier pour améliorer l’accès à des fruits et légumes frais de provenance locale. Ce qu’on cherche à faire, c’est de couvrir tout le volet de sécurité alimentaire dans son ensemble pour que les gens se sentent mieux outillés et davantage autonomes face à leur alimentation », poursuit Marie-Pier Baril.

Rappelons que la Boîte à bouffe est  l’un des projets du SAC (Sécurité Alimentaire Commun’Action) qui vise à développer différentes initiatives pour améliorer les enjeux alimentaires dans le quartier Ste-Jeanne d’Arc. Pour plus d’information sur la Boîte à bouffe et rester à l’affut des autres projets qui seront prochainement déployés en lien avec la sécurité alimentaire, visitez le https://www.commun-action.ca/.

Rédaction : Sara Calvert, responsable des communications
Date de publication : juin 2018